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25/04/2018

MAXIMALISTES - 25 04 2018

Ce matin, la rue de la Liberté était baignée de soleil. L’air était rempli des parfums des lilas qui dépassent maintenant des murs, comme on s’émancipe à l’adolescence. Les glycines laissaient tomber des grappes lascives et parfumées. Mais…

Tout ce joli monde resplendissant et maquillé semblait figé et froid. Que se passait-il ?

Je me suis approché d’un lilas presque mauve et j’ai respiré une fleur. Elle a consenti mais il ne s’est rien passé. Plus bas, la glycine resta de marbre ; ces fameuses « beautés glaciales »…

Mais que se passait-il donc ?

Au bout d’un moment j’ai compris : en de tels instants, la nature avait coutume d’accompagner ses couleurs, ses splendeurs, de vrombissements joyeux à l’unisson de ses vibrations colorées et chaudes. Mais rien. Les abeilles étaient absentes de l’ouverture de la symphonie pastorale, laissant la Nature incrédule et comme suspendue.

J’ai pensé à Monsanto et Bayer, prédateurs silencieux.

Et je me suis souvenu des vieilles malédictions proférées jadis par les survivants des massacres économiques et guerriers commis par les mêmes au profit des mêmes :

« Il faut haïr sans faiblesse la Bourgeoisie ».

Sans faiblesse : point de réprobation camomille ni de mépris désabusé…Non, de la vraie et bonne haine, à la hauteur (à la bassesse ?) de l’ennemi : du solide, du costaud, de l’irréductible.

Tant qu’il nous restera encore un peu du courage des abeilles et avant que leur idéologie nous ait, nous aussi, totalement intoxiqués.

 

Mironic

Philosophe de quartier

 

 

 

 

23:36 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2018

Comme une voiture lancée à vive allure...

métaphore du mouvement historique (par Alain Accardo)

 

Au ralenti

 

Je regardais récemment un documentaire filmé montrant des tests de résistance auxquels étaient soumis des véhicules qu’on faisait entrer en collision avec un obstacle, à une allure plus ou moins vive. On y voyait des images enregistrées par des caméras à grande vitesse capables de reproduire à l’extrême ralenti le mouvement d’un mobile très rapide, en lui donnant cette apparence un peu irréelle que prennent les objets dans les séquences tournées par ce procédé-là, comme s’ils flottaient en suspension dans un espace sans pesanteur.

 

En regardant le véhicule catapulté avec lenteur vers le mur de béton dressé au bout de la piste et en le voyant s’écraser mollement sur le butoir après de longues secondes de course quasi immobile, tandis que toutes ses structures se déformaient, se tordaient, se ratatinaient et se disloquaient en bon ordre et en douceur, un morceau après l’autre, l’idée me vint que, ce que la caméra nous montrait là, c’était l’exacte métaphore du mouvement historique que la société capitaliste est en train de suivre, un peu partout sur la planète, dans les pays développés comme dans les émergents.

 

Toutes les sociétés devenues la proie du capitalisme mondialisé et de son productivisme aveugle ressemblent à ces véhicules lancés à toute vitesse mais filmés à l’ultra-ralenti de sorte qu’aux yeux du spectateur ils semblent ne jamais devoir rencontrer l’obstacle encore lointain ou, pour le moins, avoir tout le temps nécessaire pour changer de trajectoire. Nous aussi, nous allons droit dans le mur, mais tout comme les véhicules en question, nous prenons notre temps. À l’échelle de nos vies ordinaires, le trajet peut durer des mois et des années, suffisamment longtemps pour que la certitude de l’écrasement final, privé et public, échappe à notre imagination infirme, d’autant plus que celle-ci est accaparée par d’incessants divertissements qui la détournent de la vision du terminus. La société capitaliste prend son temps pour se désintégrer et chacun de ses membres s’efforce de faire que ce temps soit du « bon temps ». L’essentiel de l’économie de marché ne sert plus qu’à cela : vendre et acheter du plaisir, du fun, du cool, du smooth, du glamour, des opiums conditionnés en barquettes, en canettes, en ampoules, en pilules, en pixels ou en bits, pour entretenir l’illusion d’un vol planant sans secousse et sans fin.

 

Pourtant, en dépit des puissants anesthésiants qui nous sont administrés, nous sentons bien, dans nos moments de lucidité, que la catastrophe est proche, tellement proche qu’en fait elle est déjà là et que l’implosion finale a déjà commencé. À chaque instant de notre parcours nous constatons qu’une foule de choses se déglinguent, se déforment et se pulvérisent. Nous percevons même des accélérations inattendues, au rythme affolant des banquises qui fondent, des forêts qui se volatilisent, des déchets qui s’accumulent et des gaz qui s’épaississent. Encore sont-ce là des dégâts désormais visibles, mesurables, mais il y a aussi tous ceux qui, plus insidieusement et plus irrémédiablement encore, affectent non pas le milieu physique environnant mais notre propre milieu interne, celui qui fait notre substance et notre identité et qui, d’une génération à l’autre, sous le nom de « culture », assurait la transmission d’un sens commun. Lui aussi nous échappe, se dilue et s’évapore. Tout se passe comme si nous n’avions plus rien à communiquer entre nous que les réactions de notre thalamus et nos décharges d’adrénaline. Chacun(e) se veut une monade à nul(le) autre pareil(le) et l’individu ne se retient plus de regarder son prochain comme un alien.

 

Mais comme tout semble se dérouler au ralenti, dans l’incessant goutte-à-goutte du temps qui coule, nous conservons l’illusion d’avoir l’éternité devant nous et nous continuons à vaquer à nos petites affaires monadiques en nous jouant la comédie de l’importance, sans voir vers quoi nous nous précipitons en douceur. L’ennui, c’est que les ingénieurs qui pilotent nos trajectoires et nous catapultent dans le mur sont tous choisis, au moins dans nos sociétés bourgeoises, parmi les diplômé(e)s des écoles du pouvoir politique et économique que leur formation a littéralement décervelé(e)s au point qu’ils(elles) ne sont même plus capables de comprendre que ce qu’ils prenaient pour des essais de résistance du matériau humain aux changements imposés par le capitalisme est devenu une entreprise de démolition délibérée de notre monde. Entreprise dont on peut craindre qu’elle n’aille, sous la conduite de tous ces boursouflés, jusqu’au désastre achevé, à moins que, dans un sursaut venu des profondeurs du peuple, nous ne réussissions à donner un coup de volant salvateur et à faire un tête-à-queue avant le mur de béton. Figure qu’on désigne aussi parfois, en histoire, du nom de « révolution ».

Alain Accardo

23:58 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

MAXIMALISTES - 16 04 2018


Ce qui différencie la notion d’impunité inadmissible entre des

barbares qui gazent leur propre peuple et des barbares qui

écrasent sous les bombes le peuple des autres, c’est l'endroit où se

trouve le siège social des médias qui en parlent.


Mironic

Philosophe de quartier

10:46 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

13/04/2018

MAXIMALISTES - 13 04 2018

 

Quand un homme -providentiel ou non- vous demande de le suivre, demandez-lui d'abord d'où il vient.

 

Mironic

Philosophe de quartier

08:50 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

10/04/2018

MAXIMALISTES - 10 04 2018

 

Je ruminais, comme d'habitude : les gens, le monde, l'individualisme...

Soudain, sur mon chemin de promenade, un murmure :

"Mironic...Mironic...Assez ! Regarde."

Qu'auriez-vous fait? Moi aussi.

Donc j'ai regardé le buisson d'aubépines (je crois bien qu'il ricanait!);

J'ai regardé le massif du Taillefer, au loin. Blanc à ne plus en pouvoir. Impassible mais peut-être un peu goguenard, à sa façon. Classe.

Et puis la bergeronnette; du verbe : "pépier en sautillant" (ou presque).

J'ai immédiatement pensé au mot-concept danois que je venais de découvrir dans un magazine ce matin :

"Hygge", concept spécifiquement danois du bonheur nourri de petits plaisirs quotidiens."

Que pensez-vous qu'il advint? J'ai souri, comme un vieux parrèsiate désabusé pris la main dans le sac du... "verre à moité plein" !

Viva la vida!

 

Mironic

Philosophe de quartier

 

 taillefer 10 04 2018.jpg

17:56 Publié dans Blog, médias | Tags : la vie bonne | Lien permanent | Commentaires (0)

09/04/2018

MAXIMALISTES - 09 04 2018

 

La différence entre les régimes autoritaires et les démocraties financières,

c'est que dans premiers les citoyens sont informés officiellement;

alors que dans les secondes les citoyens sont, officiellement, informés...

 

MIRONIC

Philosophe de quartier

11:42 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2018

Chronique du 05 04 2018

Jadis, les Nobles romains, pour faire taire le peuple, disaient :

"Donnez-leur du pain et des jeux."

Aujourd'hui, les Nobles financiers disent :

"Donnez-leur du pain et des jeux vidéos".

C'est quand même un sacré progrès!

Au moins pour les lions et les Chrétiens.

 

Mironic, philosophe de quartier.

06:51 Publié dans Blog, Jeux, médias | Lien permanent | Commentaires (1)

04/04/2018

MAXIMALISTES - 04 04 2018

Rappel : "90 % des grands médias appartiennent à la Finance et aux milliardaires"

 

"Ce qui n'est peut-être pas illégal en république,  peut-être illégitime en démocratie. "

 

Mironic , philosophe de quartier

19:15 Publié dans Blog, médias | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2018

MAXIMALISTE - 31 03 2018

Plus on se cultive, plus on s'éloigne de ceux qui restent en friches...

 

MIRONIC

19:57 Publié dans Blog, Livre, médias | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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